Un nouveau docteur sur le campus CESI Saint-Nazaire : Imane valide sa thèse

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L’équipe de CESI Saint-Nazaire félicite sa collaboratrice Imane pour la réussite de sa thèse ! Après des mois de recherche sur le thème “prévision à court terme et gestion des consommations d’énergie électrique dans l’habitat“, elle vient d’obtenir son diplôme.

Découvrez le témoignage d’Imane IHSANE, qui vient de Marrakech (Maroc) et qui est actuellement enseignante chercheuse au sein du campus CESI de Saint-Nazaire.

Nous avons appris que tu avais obtenu ton diplôme suite à ta thèse. Félicitations ! Peux-tu nous parler de ton parcours et comment tu en es arrivé là ?

Merci ! J’ai commencé par un bac de sciences physiques à Marrakech puis une licence à la faculté des sciences et techniques (FST) où j’ai suivi un cursus en Informatique industrielle, Electronique, Electrotechnique et Automatique (IEEA). Après l’obtention de ma licence je suis venu en France et j’ai intégré l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens où j’ai suivi un cursus master professionnel en génie électrique dans la continuité de ce que j’avais fait auparavant.

Depuis toujours je voulais être enseignante, et pour enseigner à ce niveau il faut avoir un doctorat (bac+8). J’ai donc effectué, dans un premier temps un stage de recherche, notamment au sein du laboratoire L2EP à Lille, puis un doctorat à l’IREENA (Institut de Recherche en Energie Electrique de Nantes Atlantique) à Saint-Nazaire.

Et maintenant, je suis enseignante chercheuse au sein de CESI Saint-Nazaire, et je suis attachée à son laboratoire LINEACT (Laboratoire d’Innovation Numérique) dont le domaine applicatif est la « ville du futur ».

Quelles missions as-tu réalisé dans le cadre de tes stages ?

Mon stage de fin d’études s’est déroulé au sein du laboratoire d’Electrotechnique et d’Electronique de Puissance de Lille (L2EP). Ce stage s’inscrit dans le cadre du projet : Véhicule électrique et Energies Renouvelables dans un Réseaux de Distribution Intelligent (VERDI). Ce projet était en partenariat avec Seolis, Fournisseur d’énergie électrique, et Géredis, Gestionnaire de réseau de distribution d’énergie électrique dans le département des Deux-Sèvres.

Le sujet de mon stage portait sur l’étude de deux parties indépendantes. La première consiste à développer un algorithme de répartition de consignes de charge de Véhicules Electriques en temps réel et la deuxième le développement d’un algorithme de prévision de la charge d’un réseau de distribution HTA.

Comment as-tu choisi le sujet de ta thèse ?

Pour ma part, je n’ai pas défini le thème moi-même, j’ai suivi la même démarche que pour avoir un emploi. Des sujets de thèse sont à disposition sous la forme d’annonces auxquelles il est possible de candidater, j’ai donc déposé un dossier et passé un entretien. J’ai postulé sur le thème « prévision à court terme et gestion des consommations d’énergie électrique dans l’habitat » qui est un sujet répondant à mes attentes et envies de recherches. Pour moi ce thème était ce que je voulais vraiment faire, c’était dans la continuité de mon stage au laboratoire L2EP.

Comment as-tu réalisé tes recherches ? Exerçais-tu une activité en plus ou dédiais-tu tout ton temps à ta thèse ?

En parallèle de mes recherches j’ai effectué des vacations et j’ai été Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) à l’IUT de Saint-Nazaire où je dispensais des cours en mathématiques et génie électrique. Malgré tout, lorsque l’on est dans ce processus de recherches, on vit constamment en mode réflexion car notre sujet est dans notre tête en permanence. Parfois on mange on y pense ou en pleine nuit on peut avoir une idée qui surgit comme cela. Malgré le fait que je travaillais à côté, tout mon temps était consacré à ma recherche.

Pour mes recherches j’ai eu l’opportunité de participé à deux conférences internationales : l’une en Asie-Pacifique en novembre 2017 et l’autre à Bari en Italie en octobre 2018. J’ai aussi participé à la conférence nationale des Jeunes Chercheurs en Génie Electrique à Arras. Ce sont des conférences sous la forme de colloque où les participants exposent leur travail et leur théorie de recherche, moment d’échange et d’écoute où tous les chercheurs se retrouvent. Le fait de présenter son travail nous expose à l’avis des autres, ce sont généralement des évènements très riches qui nous permettent d’avancer.

Quand as-tu su que tu étais prête à soutenir ta thèse ?  

Il faut savoir que lorsque l’on commence une thèse elle ne sera jamais terminée, c’est une réflexion constante, mais il arrive un moment dans nos recherches où le contenu est suffisamment complet et abouti pour être présenté.

Il est à noter qu’avant le jour J j’ai dû scrupuleusement suivre une démarche administrative pour faire valider mon dossier. En effet, 9 semaines avant ma soutenance j’ai effectué le dépôt de mon dossier complet en scolarité. Ensuite, 6 semaines avant ma soutenance les rapporteurs (au nombre de deux) étaient en possession de mon manuscrit. A partir de là, les rapporteurs ont lu et analysé mon dossier rendu, et 3 semaines avant ma soutenance ils émettent un avis dessus. J’ai eu un avis favorable, et j’ai donc soutenu devant le jury composé des deux rapporteurs, d’un examinateur qui est le président du jury ainsi que mon directeur de thèse, mes deux encadrantes et un invité ayant des connaissances et expertises sur le sujet que je traitais.

Pour le passage de la soutenance, j’ai donc présenté mes recherches pendant 45 minutes au jury, puis s’en est suivi un long échange de questions/réponses avant que le jury se retire pour délibérer et formuler un avis.

Comment vois-tu le futur ? Déjà de nouveaux projets en perspective ?  

J’ai déjà eu l’opportunité au sein de CESI de Saint-Nazaire où je suis enseignante chercheuse de mettre à profit mes compétences en organisant une initiation à la recherche. Habituellement les étudiants effectuent une initiation au sein d’un laboratoire de recherche pour voir comment se déroule le travail, mais avec la crise sanitaire actuelle cela n’a pas été possible. J’ai donc été pilote sur deux semaines de ce projet intitulé « Projet de recherche » où j’ai accompagné des étudiants ingénieurs généralistes en quatrième année dans des travaux de groupe avec pour finalité la création de poster mettant en synthèse toutes leurs recherches.

Il y a d’autres projets en cours auxquels je participe avec les autres enseignants chercheurs du campus de Saint-Nazaire afin de créer un organisme de recherches en mettant à profit toutes nos compétences et notre expertise.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant souhaitant poursuivre comme toi ?

Si je devais donner un conseil, ce serait le suivant : il faut être passionné par le thème que l’on sélectionne car la recherche est un processus long avec beaucoup de complications, cela ne va pas toujours dans le sens que l’on veut. Mais si on est passionné on va vouloir aller jusqu’au bout, alors que si on travaille sur un sujet qui ne nous plait pas autant que ça, on est plus susceptible d’abandonner. Il ne faut pas vouloir faire une thèse juste pour faire une thèse et obtenir un diplôme, il faut aimer et apprécier le sujet et le travail que l’on effectue car cela prend une grande partie de notre temps.

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